TECHNIQUE

Cultiver des espèces à mycorhizes



geco.statutConcept.aboutie
portlet.vue.concept.derniereModification12/09/2019
portlet.vue.concept.contributeur.voir

portlet.vue.concept.discussionLiee

portlet.vue.concept.structure.presentationTechnique


portlet.vue.concept.structure.caracterisationTechnique

portlet.vue.concept.structure.descriptionTechnique :

Légende : Racine de tomate associée à un réseau mycorhizien (INRA)
 

Dans le cadre du projet SYSTEMYC (INRA Antilles-Guyane), 3 stratégies ont été identifiées pour valoriser la mobilisation de mycorhizes dans les systèmes de culture :

  1. Densifier les réseaux mycorhiziens existants, par la mise en oeuvre de techniques favorables : réduction des intrants chimiques de synthèse et limitation du travail du sol ;
  2. Favoriser la connection entre les champignons mycorhiziens et les plantes cultivées ;
  3. Produire des propagules par multiplication (voir fiche Multiplier et inoculer des champignons mycorhiziens indigènes).


On s'intéresse ici à la stratégie qui consiste à favoriser la connection entre champignons mycorhiziens et plantes cultivées, en privilégiant dans la rotation l'implantation d'espèces mycorhizotrophes, c'est-à-dire capables de porter des mycorhizes sur leurs racines.

La culture de ces espèces permet de favoriser la constitution et la densification des réseaux mycorhiziens dans les parcelles, qui rend des services utiles aux plantes cultivées (amélioration de la captation de ressources nutritives du sol, bio-protection contre des agents pathogènes - nématodes, fusariose, rhizoctonia..., stimulation des défenses naturelles de la plante et augmentation de sa vigueur, etc.).

Les plantes mycorhizotrophes peuvent être cultivées en culture pure, en association, en plantes de couverture ou en jachère active.


Quelles cultures sont concernées?
Toutes les espèces cultivées, à l'exception des brassicacées (colza, moutarde...) et des chénopodiacées (betteraves), présentent une capacité d'association symbiotique avec des champignons mycorhiziens.

Le potentiel de mycorhization est plus élevé pour certaines espèces comme pour les légumineuses (pois, haricot, ...), les alliacées (poireau, oignon ...) et les graminées (sorgho, millet, maïs, ...).

portlet.vue.concept.structure.precisionTechnique :

La seule culture d'espèces favorables à la mycorhization n'est pas suffisante à de réseaux mycorhiziens. Ils sont en effet fortement défavorisés par les pratiques de travail du sol, de fertilisation excessive et à base d'engrais minéraux, et par le recours à des produits phytosanitaires.

Des solutions visant à renforcer artificiellement l'inoculation des sols peuvent être mises en oeuvre sur les sols déficients (voir la fiche Multiplier et inoculer des champignons mycorhiziens indigènes).

Attention aussi à ne pas confondre la mycorhization et les symbioses associant légumineuses et bactéries, à l'origine de la fixation de l'azote athmosphérique.



portlet.vue.concept.structure.echelleTemporelleMiseEnOeuvre
geco.echelleTemporelle.CULTURE_IMPLANTEE
geco.echelleTemporelle.IMPLANTATION


portlet.vue.concept.structure.echelleSpatialeMiseEnOeuvre
geco.echelleSpatiale.PARCELLE
geco.echelleSpatiale.EXPLOITATION


portlet.vue.concept.structure.possibiliteExtrapolation

portlet.vue.concept.structure.toutesProductions : geco.generalisation.DELICATE
L'effet variétal est important et seules les brassicacées et chénopodiacées ne permettent pas la symbiose avec des champignons mycorhiziens.
Les variétés rustiques et peu sélectionnées sont généralement plus favorables au développement du réseau mycorhizien.


portlet.vue.concept.structure.tousSols : geco.generalisation.DELICATE
Les sols recevant beaucoup d'effluents d'élevage sont peu favorables au développement du mycellium.

portlet.vue.concept.structure.tousContextesClimatiques : geco.generalisation.FACILEMENT
geco.typesClimat.CONTINENTAL
geco.typesClimat.OCEANIQUE
geco.typesClimat.MEDITERANEEN
geco.typesClimat.TROPICAL


portlet.vue.concept.structure.reglementation

portlet.vue.concept.structure.influence
POSITIVE

Commercialisation sous réserve d’homologation comme Matières fertilisantes ou supports de cultures (articles L.255-1 à L.255-11 du Code rural et la pêche maritime).


portlet.vue.concept.structure.objectifEtAutre


Gestion des maladies

Fourniture de nutriments


portlet.vue.concept.structure.effetDeLaTechnique


portlet.vue.concept.structure.criteresEnvironnementaux

portlet.vue.concept.structure.effetQualiteEau : geco.variation.AUGMENTATION

L'introduction d'espèces présentant une capacité d'association symbiotique avec des champignons mycorhizogènes permet

  • une meilleure interception du phosphore, donc de limiter son transfert vers l'eau ;
  • une reduction des pesticides et des pollutions associées.


portlet.vue.concept.structure.effetRessourcesFossiles : geco.variation.DIMINUTION

Favoriser la mycorhization nécessite une réduction du travail du sol, donc de la consommation d'énergie fossile qui y est liée.
Aussi, cela permet de limiter les apports de fertilisants minéraux (phosphore en particulier) dont la fabrication nécessite la consommation de ressources fossiles.




portlet.vue.concept.structure.criteresAgronomiques

portlet.vue.concept.structure.effetProductivite : geco.variation.AUGMENTATION

L'association symbiotique avec des champignons mycorhizien tendrait à favoriser la tolérance des cultures à divers stress biotiques (bioagresseurs…) ou abiotiques (stress hydrique…) en plus de favoriser leur alimentation en éléments minéraux. L'impact sur le rendement doit donc être positif.



portlet.vue.concept.structure.fertiliteSol : geco.variation.AUGMENTATION

L'introduction d'espèces favorable à la mycorhization permet de limiter les apports de fertilisants minéraux (phosphore en particulier).

L'association symbiotique des espèces cultivées avec des champignons mycorhizogènes permet une meilleure exploration du sol, donc une meilleure valorisation des éléments minéraux disponibles. De plus, la production de glomaline par ces champignons contribue à améliorer la teneur en matière organique du sol et donc sa stabilité structurale.



portlet.vue.concept.structure.stressHydrique : geco.variation.DIMINUTION

L'association symbiotique des espèces cultivées avec des champignons mycorhiziens permet une meilleure exploration du sol et donc une meilleure valorisation de l'eau disponible.



portlet.vue.concept.structure.biodiversiteFonctionnelle : geco.variation.AUGMENTATION

L'introduction d'espèce cultivées présentant des capacités d'association symbiotique permet de favoriser le développement dans le sol des champignons mycorhiziens et des bactéries associées bénéfiques à la croissance de la plante.




portlet.vue.concept.structure.criteresEconomiques


portlet.vue.concept.structure.chargesOperationnelles : geco.variation.DIMINUTION

L'introduction d'espèces présentant une capacité d'association symbiotique avec des champignons mycorhiziens doit permettre de limiter les apports d'intrants et donc de réduire les charges associées.

Il estimé que les apports d'engrais minéraux pourraient être réduits d'un tiers à un quart selon les types de sols et la nature des cultures si la mycorhization était pleinement valorisée (Gianiazzi V., INRA, dans Cultivar octobre 2009).



portlet.vue.concept.structure.marge : geco.variation.AUGMENTATION

Au-delà de la diminution des charges de fertilisation, la meilleure résistance des cultures aux stress abiotiques (sécheresse, salinité) et biotiques (organismes pathogènes) doit permettre une amélioration de la rentabilité à l'échelle de la campagne et de la rotation.




portlet.vue.concept.structure.criteresSociaux


portlet.vue.concept.structure.tempsMecanisation : geco.variation.VARIABLE
Chercher à développer le réseau mycorhizien, en plus de l'introduction d'espèces favorables, peut nécessiter des changements de pratiques (comme l'abandon du travail du sol profond au profit d'un travail plus superficiel). Selon les changements opérées les répercussions sur le temps de travail peuvent être variables (augmentation ou diminution).



portlet.vue.concept.structure.organismesVivantsFavorisesDefavorises


portlet.vue.concept.structure.bioagresseursFavorises

portlet.vue.concept.structure.organisme portlet.vue.concept.structure.intensiteInfluence portlet.vue.concept.structure.classe portlet.vue.concept.structure.precisions

portlet.vue.concept.structure.bioagresseursDefavorises

portlet.vue.concept.structure.organisme portlet.vue.concept.structure.intensiteInfluence portlet.vue.concept.structure.classe portlet.vue.concept.structure.precisions
nématode des racines MOYENNE ravageur, prédateur ou parasite
nématode à galles MOYENNE ravageur, prédateur ou parasite

portlet.vue.concept.structure.auxiliairesFavorises

portlet.vue.concept.structure.organisme portlet.vue.concept.structure.intensiteInfluence portlet.vue.concept.structure.classe portlet.vue.concept.structure.precisions
Mycorhize FORTE Organismes fonctionnels du sol

portlet.vue.concept.structure.auxiliairesDefavorises

portlet.vue.concept.structure.organisme portlet.vue.concept.structure.intensiteInfluence portlet.vue.concept.structure.classe portlet.vue.concept.structure.precisions

portlet.vue.concept.structure.accidentsClimatiquesFavorises

portlet.vue.concept.structure.organisme portlet.vue.concept.structure.intensiteInfluence portlet.vue.concept.structure.precisions

portlet.vue.concept.structure.accidentsClimatiquesDefavorises

portlet.vue.concept.structure.organisme portlet.vue.concept.structure.intensiteInfluence portlet.vue.concept.structure.precisions


portlet.vue.concept.structure.quelquesReferences

Chave M., Perrin B., Dufils A.
INRA, 2017
Agroperspectives, 2011
Agriculture Nouvelle, 2012
Milou C.
Cultivar, 2009
Bio Savane - Cultivons Autrement, 2016
Daniel Wipf
10ème Rencontres Bourgogne-Nature, 2014

portlet.vue.concept.structure.motsCles


portlet.vue.concept.structure.methodeControleBioagresseurs : Contrôle cultural
portlet.vue.concept.structure.modeAction : Atténuation
portlet.vue.concept.structure.typeStrategiePesticide : Reconception
portlet.concept.enrichissement.guest_message